Poly-Dtech : des nanoparticules toujours plus brillantes

Passionné de chimie appliquée au domaine médical, Joan Goetz est un jeune docteur dont le projet entrepreneurial Poly-Dtech pourrait bien révolutionner le diagnostic et le traitement de nombreuses pathologies.

Joan Goetz défendant son projet Poly-Dtech devant le jury du concours Docteurs-Entrepreneurs Grand Est

« Tu as les nanoparticules les plus brillantes au monde, tu pourrais déposer un brevet et monter ton entreprise ! »

Accomplie entre l’Université de Strasbourg, le CNRS et l’Université baptiste de Hong Kong, la thèse de Joan Goetz sur les « sondes luminescentes et biocompatibles pour l’imagerie et l’inhibition du cancer » l’a non seulement mené à l’acquisition du statut de docteur mais aussi au début d’une belle carrière d’entrepreneur. Seulement quelques mois après le début de sa thèse et face aux résultats déjà très intéressants de ses premiers travaux, son encadrant lui lance sur le ton de la rigolade : « Tu as les nanoparticules les plus brillantes au monde, tu pourrais déjà déposer un brevet et monter ta start-up ! ».  C’est ce que fait l’équipe de recherche quelques mois plus tard, suite au succès d’une première preuve de concept.

Un produit qui balaie tous les défauts des marqueurs traditionnels

Avec sa start-up Poly-Dtech, Joan Goetz développe des nanoparticules qui permettent une meilleure détection des maladies dans les échantillons d’urine ou de sang. Les entreprises d’analyses in-vitro ou les laboratoires publics de recherche pourront acheter ces marqueurs luminescents issus de la recherche en chimie. Couplés à leurs outils de détection traditionnels, leurs propriétés facilitera l’analyse des prélèvements. Si ce type de produit existe déjà sur le marché, la solution de Poly-Dtech répond aux faiblesses des molécules commercialisées. Ses marqueurs sont par exemple ultra-résistants à la lumière et ne perdent donc pas leurs propriétés révélatrices une fois exposé à un fort éclairage et sont 10 à 100 fois plus brillantes que la concurrence.

Le marché international dans le viseur

Son doctorat en poche depuis quelques mois seulement, Joan Goetz suit la formation Starter Class de l’incubateur SEMIA, déterminé à réussir sa transition de chercheur à chef d’entreprise. Poly-Dtech, dont la création devrait avoir lieu en fin d’année 2018, bénéficie déjà du soutien d’un comité scientifique. L’objectif à moyen terme du chercheur-entrepreneur ? Internationaliser la commercialisation de son marché, à l’échelle européenne puis internationale.

Posté le: lundi 25 juin / Catégorie: Non classé